LE TEMPS DES CHIENS MUET

                               (tiếp theo kỳ trước)

                                Par Mgr Paul Léon Seitz

                               
                             A tous les Viêtnamiens
                             mes frères:
                             ceux qui souffrent,
                             ceux qui font souffrir,
                             où qu'ils se trouvent.


Les chiens muets, ce sont ceux qui ont peur de dire la vérité, qui n’osent plus aboyer. L’auteur, le dernier évêque français au Viêt-nam qui a vécu l’arrivée des troupes communistes, les connaît bien.

Son journal de bord relate ce qu’il a connu en 1975. La manière dont les connaissaires politiques prennent possession des locaux avec responsible pour l’immeuble, le bloc, le quartier, comment s’instaure un système de délation qui quadrille le pays. Le caractère de Mgr. Seitz l’a incité à ne pas pactiser, d’où son expulsion du Viêt-nam où il a vécu trente-huit ans et dont il parle la langue.

Revenu en France, Mgr Seitz, qui n’a jamais fait de politique et qui pratique la loi d’amour du Christ, découvre

cette peur, même dans les milieux catholiques. Là aussi, combien de chiens muets ….

La menace du terrorisme intellectuel existe aussi en Europe. Comment ne pas en reconnaître les singes?

Dans la ligne de Soljenitsyne, Le Temps Des Chiens Muets démontre pourquoi la tragédie du Viêt-nam pourrait être la nôtre demain

 

V

 

ILS MÉRITENT LA MORT

         

Dimanche 1o août

7 heures du matin.  Un commissaire vient annoncer que l'évêque Kim et son coadjuteur seront reçus par le président du Comité révolutionnaire provincial aujourd'hui même à 13 heures.

Depuis le temps qu'on attend!  Est-ce qui pressé ?  Par principle, je fais répondre que je ne suis pas libre: c'est dimanche, horaire chargé, désolé.  Demain?  Je me sens très mauvais caractère aujourd'hui; il va falloir que je me surveille!  Le commissaire va rendre compte.  A midi il revient, et nous convenons demain à la même heure.

 

Au grand séminaire, c'est  la consternation: une vingtaine d'élèves vont être expulsés parce que leur papiers ne sont pas en règle; certains sont écrits à la main, alors qu'ils devraient être tpés à la machine; d'autres sont dactylographiés alors qu'ils devraient être manuscrits!  Enfin, il y a ceux auxquels il ne manque qu'une ou deux signatures pour être tout à fait corrects.  J'ai tort d'avoir écrit qu'ils étaient expulsés, je m'en accuse!  On a dit à ces jeunes gens:

-Allez vous mettre en règle, et revenez ensuite.

 

Certains habitent au-delà de Saigon: à plus de 1000 kilomètres! "Si c'est de l'humour, c'est de l'humour vache!" a susurré - en français - un de nos garçons, titulaire du bac français - avec mention.  Je vais passer la soirée avec eux.  Je ne leur dis pas que je les admire, mais je le pense.  Je leur dis seulement:

-Vous êtes fous d'être entrés au séminaire par les temps qui courent; et je suis fou tout autant de vous y avoir appelés!

 

Bien sûr, il s'agit de la folie dont parle saint Paul, celle de la Croix.  "Comprenne qui pourra", ainsi que concluait Jésus quand il venait de dire des "choses difficiles".  Eux, ces garçons, comprennent, j'en suis sûr.

 

Mais, il y a quelque chose de plus difficile encore dont je veux parler ce soir: c'est l'amour des ennemis.  Ils savent comme moi qu'un can-bô, au cours d'une séance d'endoctrinement sur le devoir d dénoncer les ennemis du peuple, s'est écrié: "il y a une chose incompréhensible et vraiment inacceptable dans votre Evangile, c'est: aimez même vos ennemis ! Nin ! Il faut les haïr, les dénoncer; il faut les écraser!"

 

Je le sais, la colère bouillonne en eux.  Est-ce bien celle qui est vertu parce que l'indignation contre le Mal ?  Mais si de là elle dégénérait en haine du pécheur, ils cesseraient d'être les enfants  de notre Père des cieux.  Alors nous parlons  longuement, ce soir, de cet amour des ennemis, de ceux qui nous font souffrir.  Ce commandement du Seigneur, c'est vrai, il est le plus contraire au cœur de l'homme; mais il est possible à celui qui prie, et vit selon la foi; car Dieu est le maître de l'impossible.

 

Lundi 11 août

 

Dix-neuf garçons partent ce matin.  Pourront-ils jamais revenir?

 

Le Père O… me fait peur depuis un certain temps: il est en voie de désincarnation: cinquante-quatre kilos pour un mètre soixante-dix-huit!  Sa lourde paroisse, les tracas des jours en sont la cause.  Contre son gré, je lui ai donné ordre de  venir "en résidence" à l'évêché.  On va essayer de le soigner.  Heureusement que ce saint homme sait encore obéir.

 

A 13 heures, avec le coadjuteur et le secrétaire, je me rends à l'audience.  Nous savons qui nous reçoit: le commissaire-chef Dân, le même qu'il y a trois mois.  Nous sommes convenus entre nous de n'évoquer qu'un seul problème: celui des deux médecins internés et la sœur G… au secret.  Pour moi, c'est le plus grave et le plus urgent.  Le commissaire, très à l'aise, nous salue, nous invite à prendre place au salon; il est souriant, aimable, empressé.  Quel changement chez cet homme en trois mois!  Une table est préparée: service à thé, friandises, petis gâteaux, cigarettes.  Nous rêvons ou quoi?  Il rit.  Serait-ce de notre étonnement que nous n'avons pas su cacher?  Nous rions aussi.  La glace est rompu.

-Très occupé tous ces temps-ci, dit-il, je n'ai pu satisfaire plus tôt vos demandes d'audience, désolé …  mais si vous avez quelque problème, si vous avez rencontré des difficultés, veuillez me le dire.  Nous sommes là, n'est-ce pas, pour le bien du peuple.

 

Il n'est pas seul, évidemment, mais ses assesseurs semblent aussi gentils que lui.  Mis en confiance, comme il convient, je lui expose le but de cette visite: j'affirme que je me porte garant et des médecins et de la religieuse.  Je le prie donc de consentir à réexaminer cette affaire: ou bien de leur permettre de reprendre leur travail, ou bien de les placer en résidence à l'évêché.  Si rien de cela n'est possible pour le moment, qu'on nous autorise au moins à leur  écrire et à leur envoyer des colis.  D'ailleurs, nous avons là, tout prêts, lettres et colis: acceptent-ils de les recevoir et de les transmettre ?

 

-Bien sûr, dit-il d'un ton presque enjoué, remettez-les moi, ce n'est vraiment pas là un problème!  Quant à les libérer, je vais faire examiner cela au plus tôt par le Conseil.

 

Nous remercions, et lui remettons ce que nous avons préparé.  Il offre alors des cigarettes, et poursuit:

-Mais nul doute que, ces temps derniers, vous ayez rencontré d'autres difficultés ? Voyez-vous, le temps est venu de tirer tout cela au clair.  Dites-nous bien tout …  Le Comité révolutionnaire est disposé à étudier un modus vivendi.  Très prochainement, et le plus tôt sera le mieux, j'organiserai une rencontre entre vous et mes collaborateurs pour discuter de tout cela.  Voyons, qu'y-a-t-il encore ? demande-t-il pendant qu'une gracieuse personne est  entrée et verse le thé.

 

Trop beau! Un soupçon me traverse l'esprit: le coup du pringtemps de Prague, ma parole, des cent fleurs!  Je me reproche d'avoir si mauvais esprit.  Je réfléchis vite - et seule -  ne pouvant prendre l'avis de mes confrères que je sens, malgré leur impassibilité, aussi interloqués que moi-même.  Alors, je me décide, je parle, et tout le contentieux y passe.  Il est lourd; cela demande du temps.  J'y mets et nuances, mais je suis clair,: séminaires, écoles, visites pastorales, liberté de circulation pour les prêtres et les religieuses, hôpital Minh Quy et léproserie, fausses accusations, propagande antireligieuse.  Il a tout écouté avec attention, sans manifester la moindre impatience, approuve parfois, du moins semble-t-il,  d'un hochement de tête, comme un vrai responsible satisfait d'être éclairé.  Quand il voit que j'ai terminé, il me remercie de mon esprit coopératif, et ajoute avec une certaine componction:

-C'est bientôt le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge Marie, n'est-ce pas ?  Ne voudriez-vous pas organiser une grande procession mariale dans la ville ?  Cela ferait plaisir à la population catholique, qu'en pensez-vous?

 

Ça, c'est le clou!  Tout cela a été formulé en termes techniques, comme un premier de classe de cathéchisme ne saurait mieux le faire.  Se moque-t-il ?  Je le remercie de sa délicatesse et lui fais remarquer qu'une procession en pleine  saison des pluies ne me semble guère indiquée pour les vêtements, ornements et bannières.  Nous pourrions réexaminer cette question à l'automne, s'il le veut bien ?  Il n'insiste pas.  C'est terminé, on se lève.  Il nous accompagne jusqu'à la voiture et comclut:

-Oui, décidément, c'est urgent.  Très bientôt, j'organiserai une réunion pour régler tout cela définitivement.  A bientôt!

Ebahis par le changement de ton, nous nous demandons en rentrant si finalement ce n'est pas nous qui, par nos maladresses, avons été cause de toutes nos difficultés; si, grâce à cet homme que nous redoutions, nous n'allons pas enfin vers cette détente tant désirée depuis des mois.  Le démon du jugement téméraire nous poussant, nous chutons encore et murmurons: "Et si cela cachait quelque chose ?"

 

Nous repoussons cette mauvaise pensée.

 

Mardi le 12 août

 

6 h 30.  Les messes sont dites.  On est matinal au Viêtnam.  Deux voitures arrivent, et un can-bô demande à me voir.  Je le reçois dans mon bureau.

-A la suite de l'audience d'hier, le commissaire-chef a décidé d'organiser dès aujourd'hui une rencontre avec le Comité révolutionnaire provincial.  Il vous prie de venire à 8 heures.

 

Il précise que, pour faciliter les échanges de vues, il y aura trois lieux de réunions: pour moi, les missionnaires et les religieuses de langue française, à telle adresse; pour le coadjuteur et le clergé viêtnamien, telle adresse; enfin, pour toutes les religieuses viêtnamiennes et montagnardes une troisième adresse.  Il me  remet un paquet de convocation nominatives pour chacune des personnes intéressées.  Je fais à l'instant informer tout le monde.  Je le remercie et l'assure qu'à 8 heures nous serons tous aux trois rendez-vous.  Il ne prend pas congé, sourit béatement et me dit:

-Ce n'est pas encore l'heure, mais il vaut mieux partir tout de suite, car il y aura beaucoup de travail!

 

Tant d'attention mérite un effort de notre part.  J'acquiesce, prie mes confrères de presser le mouvement et vais chercher ma voiture.  Il me rejoint:

-Oh! Monseigneur, faites-nous donc le plaisir de monter dans notre voiture; la réunion terminée, nous vous reconduirons à l'évêché !

 

Un seul d'entre nous a le réflexe de prendre son "en-cas" de détenu: c'est le Père L….  Depuis l'expérience de ses trois captivités, évidemment  précédées de trois arrestations, jamais il ne s'en sépare.  Nous le plaisantons.

 

Dans chaque voiture, deux bô-dôi armés, d'autres soldats en armes autour de l'évêché.  Décor devenu tellement coutumier qu'il n'éveille chez nous aucun soupçon particulier.  Les deux voitures, se dirigeant vers l'adresse prévue pour notre réunion, passent à vive allure  devant le local indiqué, franchissent le pont de la rivière Bla: nous voici hors de la ville.  Que se passe-t-il? Ont-ils changé d'adresse u dernier moment ?  Cela aussi leur est assez coutumier.  Douze kilomètres plus loin, arrivés à Chu Pao, là précisément où, le 17 mars, j'avais passé ma première nuit de "liberté", nous nous arrêtons.  Sans trop surprise, puisque nous devons tous participer à une réunion, nous trouvons là le Père M …, aumonier de la léproserie et les deux religieuses françaises de cet établissement et la sœur M-R …, de Kontum.  De plus, nous découvrons avec stupéfaction et une joie immense nos deux jeunes médecins, Edric Baker et George Christian.  Nous sommes douze en tout, George est étendu sur une civière, souffrant de la colonne vertébrale.  Edric est encore valide; l'un comme l'autre sont très amaigris et anémités.  Ils nous apprennent qu'ils ont été extraits de leur camp hier soir à 17 heures sans préavis ni explication.  Des hommes ont été requis pour porter le brancard du malade sur 40 kilomètres de pistes accidentées et glissantes.  Ils ont marché toute la nuit.  Au petit jour, une voiture les attendait sur la grande-route et les amenait à Chu Pao.  Ils ne savent pas pourquoi et se demandent encore s'ils sont éveillés!

 

Quelle délicatesse!  Hier soir j'exprimais le vœu, et ce matin le voilà réalisé.  Il est vrai que la sœur G … manque encore; mais, du coup, je ne doute pas qu'elle soit en ce moment même au lieu de réunion prévu pour les religieuses viêtnamiennes.

 

On nous a dirigés vers une des maisons les moins délabrées du lieu.  Dans une grande pièce, une table est dressée, et on nous sert un petit déjeuner copieux.  On nous annonce cérémonieusement qu'un délégué du commissaire-chef Dân va venir présider la réunion.  La table est débarrassée.  Le délégué arrive: visage fin, chaussettes blanches, pantalon de tergal au pli impeccable, manières distinguées.  Il salue poliment et, sans préambule, procède à l'appel des noms.  Puis il tire de sa sacoche de commissaire un paquet de feuilles et lit: 

 

ORDRE D'EXPULSION (7)

 

Chacun de nous reçoit une copie à son nom: nous avons soixante-quatorze heures pour quitter le Viêtnam.  C'est tout.  Pas de motif (7) , pas de commentaires.  D'un geste, il nous désigne les voitures prêtes à partir …

 

Quels champions de la mise en scène, quel art du suspense!  Telle est ma première réaction.  Mais aussitôt, là où siège la vanité, un petit pincement de m'être ainsi laissé blouser comme un enfant.  J'avais tant désiré avoir eu tort d'être méfiant!  Et puis, je lis tant de stupeur indignée et de tristesse sur les visages de tous.  Premier réflexe naturel, excusable je l'espère.

 

Nous protestons, sachant que c'est peine perdue.  Nous réclamons, au moins, de retourner à nos domiciles prendre quelques bagages, serrer la main à nos amis.

 

Rien à faire: l'ordre est immédiatement exécutoire:

-Il est même déjà en cours d'exécution, précise notre disringué commissaire.

 

Cependant - comme tout a été minutieusement prévu! - il sort d'autres papiers de sa sacoche: ce sont des bordereaux tout préparés:

-Vous pouvez les addresser à qui vous voulez pour demander l'envoi de ligne et nécessaire de toilette exclusivement; nous nous chargerons de vous les faire parvenir en cours de route.

 

La sœur M-C … est encore en blouse d'infirmière.  Elle s'activait au dispensaire de la léproserie pour les pansements quotidiens.  En laissant ses malades, elle a dit: "Attendez-moi, je reviens dans un moment!".  Pour elle, une pareille tâche ne peut demeurer inachevée: c'est impensable!  Elle insiste pour retourner terminer son travail du jour.  Candeur! Les lépreux ne la reverront jamais.  Pour elle, pour chacun d'entre nous, ce départ équivaut à une exécution capitale, à une mort subite.

 

Mais ce ne sont pas ces hommes qui mettent fin à  notre mission.  Ils peuvent se croire les maîtres, ils ne sont qu'exécutants aveugles: comment leur en vouloir?  Celui-là seul qui nous avait appelés aux jours de notre jeunesse, aujourd'hui encore nous appelle, mais à une autre forme de service: ni ne serons jamais vaincus ni traumatisés, nous sommes dans la joie: celle du Seigneur à Gethsémani.  "Comprenne qui pourra".  Ce jour ne nous prend pas au dépourvu.

 

Reste un dernier point à régler: on nous invite à passer au vestiaire: des vêtements comme on en remet aux "prisonniers libérés" sont préparés.  "non! Tels nous sommes, tels nous restons!"  répondons-nous.  On n'insiste pas …

 

Le convoi est prêt: un minibus et un international Scout pour nous; dans chaque véhicule, un can-bô et deux ou trois bô-dôi en armes; une jeep pour le chef de convoi et ses adjoints; un GMC avec la provision d'essence nécessaire pour le voyage; enfin un autre camion nous rejoindra ce soir avec nos "bagages" et encore d'autres bô-dôi.  Des provisions pour tout ce monde sont arrimées sur le toit du minibus.  Nous avons près de 1000 kilomètres à parcourir; trois jours sont prévus: soixante-quatorze heures.

 

En passant à Pleiku, je demande un arrêt pour renconter mon vicaire général.  Réponse: c'est impossible.  Inutile d'insister.

 

Nous roulons tout le soir.  Après la descente du col d'An Khê, nous passons la limite du diocèse des Hauts Plateaux.  Adieu!  Dans la soirée, relâche pour la nuit à Phu Phong, où nous sommes hébergés dans un poste de police plutôt délabré.  Il y a là d'autres détenus: des Viêtnamiens; dès que nous nous sommes approchés de leur local, nous avons été refoulés.  Nous demandons à visiter le curé du lieu: "C'est impossible".

 

Comme nous sommes en soutane, des passants intrigués s'arrêtent à la grille.  Ils sont dispersés.

Le Père L… se promène trop ostensiblement dans la cour; un garde l'oblige à rentrer.  Du coup , je vais faire aussi les cent pas dans la cour; le même garde me fait signe de renter.

-Monsieur, lui dis-je, dites-moi: sommes-nous des prisonniers ?  Si oui, j'obéirai; sinon, je ne vois pas pourquoi on nous traite comme tels.

 

Il répond, avec une pointe de prière dans la voix:

-Monsieur, comprenez bien la situation: l'exécute des ordres supérieurs.  Vous devez vous soumettre: facilitez-moi la tâche.

 

Tandis qu'il parle, nos regards se portent vers la grille où d'autres curieux, des catholiques à n'en pas douter, me font des signes d'amitié.  On les éjecte.

 

Compris.  La consigne est que notre voyage comme notre expulsion ne doivent donner lieu à aucun émoi, aucune nanifestation dans la population.  Garder le secret tou au long de ces trois jours, ce sera le souci majeur de nos gardiens et convoyeurs.  Visiblement, ils ont reçu également des ordres de correction à notre égard, comme de pouvoir à toutes les nécessités du voyage.  Echange de bons procédés: je souris au can-bô et poursuis ma promenade.  Mais en suivant un autre axe d'où je ne puis être aperçu de la rue.  C'est apparemment "la solution correcte" pour lui; mais pour moi aussi, car je tenais à ce que soyons repérés; c'est acquis.

 

Un repas convenable nous est servi; des  batflanc avec des nattes propres sont preparés.  Le sommeil est long à venir.  On voudrait que jamais ne d'achève ce jour !